Open de Paris 2016 – IBJJF

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Et voilà.

Le mois de novembre touchait à sa fin, les records battus de chaleur nous annonçaient une lente montée des niveaux maritimes due à la fonte des glaciers polaires, prophétisant par là le terme de notre glorieuse civilisation, tout comme celle des Harappéens, des Romains, des Aztèques, des Navajos, des Khmers ou toute autre bande d’emplumés historiques, et tout ce qu’on trouvait à faire c’était se rendre à un tournoi de jiu jitsu brésilien en plein Paris, à grand renfort de bilan carbone désastreux, encore qu’en bon père de famille je montais en transport en commun, là où mes célibataires d’élèves consommaient des tombereaux de pétrole à peine raffiné pour jouir du contact tamponné par la gomme de l’asphalte dévalé à des vitesses tendant à séparer celle-ci de celle-là. Il faut suivre.

equipe-Paris open

Un ensemble de pollueurs non payeurs fiers de foncer droit dans le mur pour un bout de métal sans valeur qui doit probablement contenir plus de produits non biodégradables que de métaux rares.

A l’heure où vous lirez ces quelques lignes peut-être serez vous déjà sous les eaux à faire des bulles, à tenter d’écarter cette foutue méduse qui fait que passer devant l’écran 84 cm amphibie dernier cri, tandis que des pelisses d’animaux désormais disparus orneront vos murs engloutis. Et alors vous penserez : quelle chance qu’ils avaient de pouvoir faire du jiu jitsu à l’air libre, sur la terre ferme… Parce que se battre sous l’eau, à part dans James Bond, j’ai jamais pu sacquer. Une arnaque totale à la self defense moderne pour la rue STREET CRED.

Toujours est-il, nous nous rendîmes un peu fiévreux dans la capitale gauloise d’alors baptisée Lutèce, car le mois de novembre avait été riche en championnats et déplacements en tout genre, de sorte que nous n’étions pas fâchés de voir le terme arriver.

Des assauts furieux nous garderons en mémoire les parcours d’ Ivo le Tatar et de Quentin le Magicien, lequel s’offrit un champion du monde grâce à son spécial. Le seul commentaire que notre reporter pourtant aguerri au patois d’Escalquens parvint à comprendre lorsqu’il lui demanda ses impressions après le combat, fut qu’il avait entendu une voix venue de sa mèche qui l’avait guidé vers la victoire.

Ce monde est fou je vous dis, il faudra pas s’étonner si Trump est élu aux prochaines élections.


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